La rupture des canalisations d’eau potable en plein centre ville dimanche 14 décembre n’est pas passé inaperçu, c’est le moins que l’on puisse dire.
Si les travaux d’urgence ont permis de colmater provisoirement les fuites, l’ampleur des dégâts questionne fortement sur les causes dont ni la Ville, la SEMOP (Société d’Économie Mixte à Opération Unique), ni la délégation privée (Véolia-Suez) en charge de l’exploitation n’ont à ce jour donné la moindre explication.
Il est clair pourtant que ce nouvel incident nous renvoie sur l’état du réseau et de l’insuffisance d’entretien et de renouvellement comme le confirme les données chiffrées du compte d’exploitation.
Les investissements engagés annuellement ne sont pas à la hauteur de ce qui devrait être fait notamment sur le renouvellement du réseau. Le comité des usagers du Bassin de Thau du cycle de l’eau l’a maintes fois révélé, ainsi que les élus de l’opposition à l’Agglomération comme au conseil municipal.
Pendant ce temps, le prix de l’eau unitaire explose sur les quittances des usagers, et notamment dans les logements collectifs avec des prix unitaires qui plafonnent à ce jour à plus 6,26 € le m3.
Le comité des usagers de l’eau, les associations de consommateurs comme l’UFC-Que choisir, les abonnés et les locataires sont vent debout contre ces augmentations, et aussi devant l’opacité de ces factures.
Il est temps de sortir de cette gestion déléguée au privé.
2026 doit être l’année à Sète et sur le Bassin de Thau du retour en régie publique de l’eau.
Section de Sète du PCF