Dimanche 28 décembre 2025, à la une du Midi Libre, c’est au tour de Gilles d’Ettore, ex-maire d’Agde : « Je suis totalement innocent ! »
Il y a quelques semaines c’est Sarkosy, à sa sortie de prison, muni de son bracelet électronique… qui déclare : « Je suis innocent et victime d’un complot politique de la part des juges. »
Yves Michel, ex-premier vice-président de l’Agglo de Sète et maire de Marseillan, a aussi eu maille à partir avec la justice.
Le 30 avril 2025 c’était au tour de François Commeinhes, innocent lui aussi et pourtant lourdement condamné par la cour de cassation qui a validé la totalité des accusations et des peines de l’arrêt de la cour d’appel rendu en 2023. Ce même François Commeinhes n’a pas hésité, il y a quelques jours, à s’afficher comme soutien à Hervé Marques pour les prochaines élections municipales.
Peu importe pour eux si la qualification de détournement de fonds publics en bande organisée est on ne peut plus claire.
Peu importe pour eux si certains, comme Sarkosy, ont bénéficié d’un aménagement de peine qui interroge, eux qui, dans leurs mandats électifs, étaient des pourfendeurs de l’ordre, pointilleux avec la Justice considérée comme trop laxiste avec les délinquants.
Peu importe pour eux si leur engagement politique à l’UMP et aux Républicains les caractérise, ainsi que leurs liens avec les milieux d’affaires et notamment dans l’immobilier.
Ils osent encore aujourd’hui clamer qu’ils sont des victimes, ils parlent d’honneur, ils parlent de vérité, il parle de justice.
Toute honte bue, ils osent tout !
Mais il n’est pas sûr que les électeurs, les contribuables, les citoyens aient la mémoire courte et soient dupes de ce bal des faux-culs.
La confiance, ça se gagne, ça se respecte et ça se mérite, plus encore lorsque l’on exerce un mandat public issu du suffrage universel.
François Liberti