Organisé sur trois pays, ce Mondial est bien parti pour décrocher la médaille d’or de la pollution. Mais pas seulement…
Petit tour d’horizon de ce championnat de la démesure.
III. Le plus ruineux
Pour les supporteurs, cette Coupe du monde restera la plus chère de l’histoire.
Les prix officiels des billets, annoncés par la Fifa, étaient déjà très élevés. De 60 à 350 dollars pour la phase de groupe, entre 275 et 1.775 dollars pour les quarts de finale, jusqu’à 3.295 dollars pour les demi-finales et de 2.030 à 7.875 dollars pour la finale.
Des prix en moyenne deux fois supérieurs à ceux pratiqués au Qatar en 2022. Mais ça, c’est en théorie. En réalité, c’est pire
Les tarifs des billets ont été soumis au système de « dynamic pricing », fluctuant en fonction de la demande. Résultat ?
La majorité des billets pour les matchs ordinaires ont bondi entre 200 et 800 dollars, certains billets de la finale dépassent les 10.000 dollars !
La Fifa, l’œil rivé sur ses bénéfices, a également mis en vente des packages VIP aux tarifs délirants, jusqu’à 72.000 euros.
Certains supporteurs qui avaient acheté leur place dans des zones convoitées, ont même eu la surprise d’être déplacés pour que leur emplacement initial soit revendu plus cher… Un point dont s’est saisie la justice de New York et du New Jersey.
Cette politique tarifaire a fini par écœurer beaucoup de fans.
Le 1er juin, 74 000 places étaient encore disponibles, entraînant un recul – relatif – des prix officiels (les moins chers tournaient autour de 600 dollars). Mais elle aurait poussé aussi la Fifa à magouiller en retirant 40 000 tickets de la billetterie officielle pour les confier à des sites de revente.
Au final, un supporteur français qui voudrait suivre son équipe jusqu’au bout devrait débourser en moyenne 25.000 dollars tout compris (hôtels, billets, déplacements)…
Un Mondial de luxe, encore jamais vu…
Extrait de L’Humanité Magazine du 11 juin 2026