La multiplicité des incendies liés à la chaleur et à la sécheresse extrême révèle l’état réel du recul des politiques publiques en matière de lutte contre les incendies.
Emmanuel Macron a fait beaucoup de promesses, mais la réalité est implacable !
Sur ce dossier, comme sur celui de l’école, de la santé, ou de la recherche, le recul des services publics a considérablement affaibli notre pays.
Pire, aujourd’hui seul compte les milliards pour l’économie de guerre.
Douze Canadairs sur le papier, mais en réalité, avec une flotte vieillissante, seulement la moitié sont aujourd’hui opérationnels. L’Italie ou l’Espagne dispose, aujourd’hui, de plus du double.
Le manque d’anticipation est total.
Les moyens humains sont aussi à la ramasse. 5.000 emplois supprimés à l’ONF depuis 2017.
Les corps de sapeurs pompiers dépendants des départements sont aujourd’hui fragilisés en raison de la perte d’autonomie financière et de la baisse des aides de l’État imposée par le gouvernement aux départements dont la ressource principale est aujourd’hui dépendante du Marché foncier (droit de mutation).
La France brûle et Emmanuel Macron multiplie les cellules de crise, appelle les autres pays européens à la rescousse, mais le mal est fait.
Heureusement que l’engagement des pompiers professionnels et volontaires est total, celui des élus de terrain, des agriculteurs, des personnels de la sécurité civile, des gendarmes, de nombreux bénévoles ne l’est pas moins.
Il y a urgence à investir dans les moyens aériens et humains, il y a urgence à donner à notre pays une autonomie industrielle, notamment pour les moyens aériens, face au feu.
Section de Sète du PCF