Le temps est venu de la clarification
Le violent mouvement de désindustrialisation, dénoncé par la C.G.T. Depuis 2024, impose une rupture avec les politiques responsables de cette catastrophe, qui a fait exploser le déficit public.
Selon un rapport d’Attac et du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes, ainsi que de l’Observatoire de la justice fiscale, les baisses des prélèvements obligatoires représentent un manque à gagner net de 308,6 milliards d’euros en cumul sur la période 2018 à 2023, ce qui représente près de 35% de la hausse de la dette publique.
Cette politique a été imposée aux prix de violents sacrifices pour les travailleuses et les travailleurs avec l’augmentation de la TVA, la CSG, le recul des services publics, la mise en œuvre de 4 réformes de l’assurance chômage, une réforme des retraites et l’austérité salariale.
Résultat : une augmentation inédite des inégalités, la pauvreté n’a jamais été aussi élevée depuis 50 ans et le patrimoine des 500 plus grandes fortunes est passé de 80 milliards d’euros en 1996, soit 6,4% du P.I.B. De l’époque, à 1.228 milliards d’euros en 2024, soit 42% du P.I.B.
Il faut donc rompre avec la politique du chèque en blanc aux multinationales et adopter une vraie stratégie industrielle, car cette désindustrialisation, accompagnée de la paupérisation de nos services publics, ainsi que le déclassement des pays occidentaux, est la principale source de progression de l’extrême droite.
Quand on ferme une usine, on ferme une école et un hôpital et on fait élire un député du Rassemblement National.
L’alternative est claire : soit on continue à foncer dans le mur, ce que nous propose le Premier Ministre et la droite, et on accompagne le basculement vers l’extrême droite et le capitalisme libertarien ; soit on change radicalement de braquet, avec une planification industrielle et environnementale, une relocalisation de la production en s’appuyant sur les aides publiques, avec une vraie réponse aux besoins des populations et non du capital.
Section de Sète du PCF à partir du livre 211 milliards de Fabien Gay (éditions de l’atelier)
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