Au fil de l’actualité… Narcotrafic : Macron à Marseille, Marques à Sète c’est de l’enfumage !

Le 16 décembre, Macron s’est déplacé à Marseille pour une visite médiatique sur le narcotrafic. Usant de son habituel langage guerrier, il a promis une guerre sans merci… Mais sans moyen, sans réponse sur la question des effectifs. Pire : il a confirmé son refus d’installer à Marseille un parquet national dédié aux trafics.

En clair, il fait du Sarkozy dont la fin du mandat s’est soldé par 10.000 policiers de moins, la suppression de la police de proximité, la fin des missions de prévention et à Sète par la fermeture du poste de police de proximité présent sur le quartier de l’Île de Thau depuis la création du quartier en 1970.

Quant à Hervé Marques, le Maire par intérim, remplaçant de François Commeinhes, le ci-devant Maire condamné par la justice pour détournement de fonds publics ; lui, il regarde ailleurs.

Peu lui importe qu’au commissariat de Sète il manque 15 agents non remplacés et que l’équipe spécialisée sur le trafic de stupéfiants soit démantelée depuis le départ en retraite de l’ancien commissaire. Avec la vidéo surveillance et la police municipale, Hervé Marques déclare avoir réglé le problème.

Cette déclaration inquiétante témoigne, pour le moins, d’une méconnaissance du problème dans les quartiers de notre ville. Tout comme une ignorance des missions de la police nationale que ne peut remplacer la police municipale.

Heureusement que les habitants de l’Île de Thau se sont mobilisés depuis plus de trois ans et qu’ils ont permis d’éradiquer le gros point de deal incrusté dans le quartier. Mais pas seulement. Ils se battent également pour empêcher le recul des services publics et, dans le cadre de la réhabilitation du quartier, ils revendiquent la réinstallation du poste de police de proximité supprimé depuis 2007.

Rien n’est plus urgent que de réclamer à l’Etat d’assumer ses responsabilités.

Rien n’est plus urgent que de rétablir dans les quartiers une vraie politique du lien social donnant à la jeunesse une autre ambition que la désespérance et les trafics.

A l’Île de Thau comme dans les autres quartiers, il faut remettre de l’humain !

François Liberti

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