L’antifascisme ne se divise pas !

Le premier tour des élections municipales dessine un paysage politique inquiétant.

D’abord parce que peu de Français se sont déplacés aux urnes pour un scrutin qui est pourtant celui qui touche le plus leur vie quotidienne. C’est la terrible preuve que nombre de nos concitoyens ne croient plus en la capacité de la politique et des partis à changer leur quotidien. La non prise en compte des résultats des dernières législatives par le pouvoir n’a fait que les confirmer dans cet état d’esprit.

Après des années de présidence Macron, la société française est plus fracturée que jamais. L’extrême droite, elle, n’a jamais été aussi forte. Pis : dans de nombreuses petites villes, la droite traditionnelle a scellé des alliances avec elle, parfois discrètes, parfois assumées.

Dans cette situation où droite et extrême droite s’entendent, l’ensemble des forces de gauche et républicaines doit prendre ses responsabilités. Proposer aux électeurs plusieurs listes de gauche dans des villes où le RN ou Reconquête, allié ou non à la droite, pourrait prendre le pouvoir est irresponsable.

L’antifascisme ne se divise pas. Les électeurs de gauche sanctionneront ceux qui prendront le risque de donner des armes supplémentaires à l’extrême droite.

Extrait de l’éditorial de Stéphane Sahuc dans L’Humanité du 17 mars 2026

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