De retour d’un séjour en Espagne, Sophie Binet confirme que face aux fortes chaleurs et aux intempéries, la France est à la ramasse.
En Espagne, les dispositifs concrets existent déjà. Les températures maximales et minimales pour travailler sont inscrites dans le code du Travail. (entre 14 et 25 degrés en extérieur et 17 et 27 degrés en intérieur) et les alertes oranges et rouges de l’organe de météo des espagnols déclenchent des mesures obligatoires d’adaptation ou d’arrêt d’activité.
Ils disposent également de CHSCT (Comité d(Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) sur tous les lieux de travail et de l’obligation de négocier des mesures de prévention avec les syndicats. L’inspection du travail peut sanctionner et arrêter le travail en cas de danger : cet été, 291 entreprises se sont acquittées de 4,5 millions d’euros d’amendes.
En cas d’arrêt d’activité, la rémunération est maintenue, avec un congé intempérie et un congé incendie. L’Espagne bénéficie d’une « journée continue » qui permet de ne pas travailler l’après-midi avec une durée de travail raccourcie et plus de pauses pour récupérer de la chaleur.
Résultat : malgré des températures et des incendies encore plus violents qu’en France, il y a eu 2.000 morts de moins en Espagne.
Extrait d’un entretien de Sophie Binet dans L’Humanité.