Le patron de la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA-CGM) a fait savoir qu’il renoncerait à mettre une partie de sa flotte sous pavillon français si le gouvernement tranchait en faveur d’une contribution exceptionnelle sur les profits.
Ce chantage n’est pas un cas isolé. C’est la marque de fabrique d’une caste habituée à profiter de l’argent public sans jamais rien rendre.
Comme tous les armateurs, cette entreprise, depuis des années, bénéficie de la « taxe au tonnage » qui est un dispositif qui la dispense d’impôt sur les sociétés [coût pour l’État : plusieurs centaines de milliers d’euros!], sans parler de l’effacement de la dette publique de CMA-CGM dans les années 1990.
Pendant ce temps, la France traverse une crise du pouvoir d’achat historique depuis 2024 qui frappe durement les plus fragiles, les salariés, les jeunes, les retraités.
D’un côté, une population sommée de se serrer la ceinture, de l’autre, des groupes qui menacent de partir dès que la République avance des mesures de justice fiscale.
Voilà ce qu’il faut changer !
Section de Sète du PCF