Dans son discours, à l’ouverture du Congrès, la Secrétaire Générale de la CGT a déclaré : « Les bruits de bottes s’amplifient. Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir dans autant de pays. »
« Pour le capital, la démocratie est maintenant un problème, c’est la raison pour laquelle l’allié indispensable du capital c’est l’extrême droite. »
« Le Medef, pour la 1ère fois depuis 1945, traite le RN comme un parti comme les autres. »
« L’extrême droite est le pire ennemi du monde du travail. Nous allons nous mêler du débat présidentiel pour remettre les travailleuses et les travailleurs au centre du jeu. »
En prononçant ces mots, elle s’adresse d’ailleurs à Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV), Manuel Bompard (LFI) et Olivier Faure (PS), tous présents à l’ouverture du Congrès.
Sophie Binet ajoute : « Je note que la CGT fait l’unité, pourvu que cela dure. », en lançant l’appel de Tours : « Aucun candidat n’aura les voix de la CGT, des travailleurs, sans s’engager à abroger la réforme des retraites. »
Le sens donné à ce discours n’échappe à personne pour la présidentielle : l’unité sur des contenus de classe, et tout particulièrement sur l’abrogation de la réforme des retraites alors qu’il y a quelques jours à peine, Jordan Bardella, président du RN, adoptait la ligne du Medef sur les retraites, avec la suppression de l’âge légal de départ et une ouverture à la capitalisation.
Section de Sète du PCF