Les droits mettent des siècles à se conquérir, quelques semaines à se perdre.
À un an de l’élection présidentielle, alors que son bilan en matière de libertés publiques est déjà accablant, Emmanuel Macron ne désarme pas.
La discussion sur le projet de loi de programmation militaire « pour faire face au retour de la guerre », qui devrait reprendre le 18 mai, en est une illustration. Il fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises avec une rallonge de 36 milliards pour atteindre 436 milliards.
Mais pas que : ce projet de loi propose d’instaurer « un état d’alerte de sécurité nationale ».
En clair : un état d’exception économique et politique permanent. Sur simple décision du Conseil des ministres, l’État pourrait suspendre des pans entiers de la législation touchant aux services publics, aux libertés, à la presse, à la vie démocratique et ce au nom d’une menace « grave et actuelle » dont il déciderait seul de la pertinence.
Mesurons ce que cela signifierait entre les mains d’un pouvoir d’extrême-droite, alors que déjà les lanceurs d’alerte, les syndicalistes, les militants climatiques et associatifs sont criminalisés.
Ce reflux démocratique n’est pas une fatalité ; les libertés s’usent quand on cesse de les défendre.
L’heure est plus que jamais à la mobilisation populaire ; l’urgence c’est la levée d’un front des luttes pour faire grandir l’espoir de libertés nouvelles pour que l’Humain abatte les murs de la haine, des racismes et de la guerre.
Section de Sète du PCF