Non content d’avoir aggravé le blocus économique commercial et financier contre Cuba, lequel provoque une crise meurtrière parmi les populations fragiles et dépendantes de soins vitaux qui ne peuvent plus être assurés, faute d’électricité et de médicaments, l’administration Trump menace ouvertement Cuba d’une intervention militaire.
Dans cette escalade sans précédent, un procureur des États-Unis vient de lancer un acte d’accusation contre Raul Castro, qui serait coupable du meurtre d’aviateurs étasuniens en 1996, alors qu’il était ministre de la défense.
Ces avions qui partaient de Floride venaient provoquer Cuba en s’introduisant dans son espace aérien sans autorisation, mettant en danger les autres vols réguliers.
L’organisation qui menait ces survols non autorisés s’appelait « Brother of Rescue » et était dirigée par un anticastriste, Jose Basulto, vivant aux États-Unis et piloté par la CIA.
Après plus de vingt survols provocateurs, et des échanges entre le gouvernement cubain et les autorités des États-Unis pour y mettre fin, ces avions ont été abattus par la défense aérienne cubaine.
Ainsi, 30 ans après, un procureur à la solde de Trump ressort cela pour mettre en accusation Raul Castro. Nous pouvons craindre une intervention militaire pour le capturer, comme ils l’ont fait avec le Président du Vénézuéla Nicolas Maduro. Un bateau de la flotte militaire des États-Unis s’est déjà approché des côtes cubaines.
D’importantes manifestations se sont déroulées à Cuba, notamment à La Havane devant le siège diplomatique des États-Unis, pour défendre le leader historique de la Révolution, Raul Castro.
Quand on voit qu’actuellement les États-Unis tirent sur des bateaux dans les mers des Caraïbes et tuent ainsi des dizaines de marins sous prétexte de narco trafique sans aucunes preuves, on mesure l’ampleur de cette nouvelle provocation mensongère.
Nous devons tout faire pour arrêter cela avant qu’il ne soit trop tard.
La mobilisation de tous pour défendre Cuba, sa souveraineté et son droit à se défendre doit s’amplifie
« Édito » de Michel Humbert, publié dans la lettre hebdo de l’association Cuba Coopération datée du 28 mai 2026.