211 milliards d’euros : un chiffre qui hante le débat public !
Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-même, ou par leur représentant, la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quantité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. 26 août 1789
Un allocataire du R.S.A peut être contrôlé plusieurs fois par an dans notre pays.
Les grandes entreprises qui touchent des dizaines, voire des centaines, de millions d’euros d’aides publiques le sont beaucoup moins, voire jamais.
Très suivi et surveillé, le montant des minimas sociaux octroyés à nos concitoyens les plus fragiles fait l’objet d’évaluations régulières et de mises à jour. Chaque trimestre, le coût du R.S.A. Est scruté. On sait qu’il s’établit de manière stable à environ 3 milliards d’euros, soit 12 milliards par an. On recense la distribution par classes d’âge et par compositions des foyers ainsi que les niveaux moyens mensuels de la prestation.
La charge que représente pour la nation le budget des aides publiques aux multinationales est, quant à elle, totalement opaque, sans moyens mis en œuvre pour contrôler, évaluer, juger de l’efficacité et de la pertinence de son attribution.
Dès le départ, les dés sont pipés. Dès le départ, le choix politique est celui de ne pas appliquer l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dès lors qu’il s’agit de contrôler l’argent public aux entreprises, contrairement à ce qui ce fait pour financer l’action sociale. Voilà la vérité !
Section de Sète du PCF à partir du livre 211 milliards de Fabien Gay (éditions de l’atelier)
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