Organisé sur trois pays, ce Mondial est bien parti pour décrocher la médaille d’or de la pollution. Mais pas seulement… Petit tour d’horizon de ce championnat de la démesure
II. Le plus carboné
L’organisation, étalée sur 16 villes hôtes réparties de l’Amérique du Nord à l’Amérique centrale, va considérablement augmenter les distances entre les stades.
Il faut compter 4 000 km entre Los Angeles et New York, plus de 3 300 entre Mexico et Toronto ou encore 4 400 entre Seattle et Miami.
Résultat : les équipes, journalistes et supporteurs vont multiplier les vols intérieurs pendant plus d’un mois.
Le bilan carbone de cette compétition est estimé, au minimum, à 9 millions de tonnes de CO2 – dont 86% viendraient du trafic aérien –, soit deux fois plus que la moyenne des dernières Coupes du monde !
La BBC a calculé qu’un supporteur anglais suivant son équipe jusqu’à la finale pourrait générer environ 3,5 tonnes de CO2 à lui seul. Soit l’équivalent de 19 mois de chauffage d’un foyer britannique moyen.
Extrait de L’Humanité Magazine du 11 juin 2026